Présentation
Nous explorons, via des méthodes axées notamment sur la recherche-création et la recherche-action, les dimensions sensibles, artistiques et politiques des rapports que les humains entretiennent avec leurs milieux de vie. Les écologies sont pensées à l’échelle des mondes de l’art, mais aussi des espaces publics, du monde vivant, des mobilisations citoyennes, des médias et des technologies.
Nos recherches mobilisent les nouvelles écritures, les médias et les archives, l’esthétique environnementale, la co-création, les pédagogies alternatives, la performance, le post-cinéma, les fictions spéculatives, le design graphique, la critique institutionnelle.
Les activités de l’atelier TEAMeD se concrétisent à travers des œuvres, des expositions, des publications et des créations éditoriales, des colloques, des outils (partitions, logiciels) et des dispositifs hybrides (conférences-performances, films-essais, scénographie de la parole, enquêtes sensibles), à Saint-Denis et dans le monde.
Liant étroitement art et politique, intime et collectif, nous cultivons notamment de nouveaux modes d’attention pour l’« oikos » universitaire. Nous privilégions les pratiques de recherches collectives, artisanales, situées, expérimentales et en décélération.
Il s’agit pour nous de penser l’art et la recherche comme des espaces critiques et politiques de reconfiguration des savoirs, des imaginaires et des pratiques.
Mots-clés
recherche-création ; recherche-action ; écologie ; médias ; savoirs situés ; enquête ; pratique collective ; décélération ; désexcellence
L’orientation « Archéologie des médias et nouvelles écritures » concerne l’observation critique et les pratiques réflexives des technologies (hautes et basses), dans une perspective historique et matérialiste. À travers la performance, le post-cinéma et les fictions spéculatives, il s’agit de questionner la façon dont interagissent nos sociétés avec les interfaces numériques et les processus de quantification qu’elles induisent.
L’orientation « Art et espace(s) public(s) » s’intéresse aux pratiques artistiques développées hors de l’atelier : pratiques coopératives et de co-création, pédagogies alternatives et critiques, interventions, infiltrations et pratiques furtives, critique institutionnelle, art public élargi. Elle investit comme terrain à la fois les espaces publics compris au sens des places, des rues, des institutions ou de l’internet et l’espace public en tant que lieu d’énonciation, de débat, d’exercice de la démocratie. Une attention particulière est portée aux formes dialogiques et polyphoniques, au contexte, au co-autorat ainsi qu’aux relations de pouvoir, à la logique économique et aux tensions politiques qui reconfigurent le champ social. Il s’agit là de questionner ce qui construit et défait du commun.
L’orientaion « pratiques écosophiques » s’intéresse à la prise en compte, dans les processus de création et de transformation sociale, des « trois écologies » environnementale, sociale et mentale (Félix Gattari). Elle regroupe des investigations qui touchent aux esthétiques environnementales théoriques et appliquées, et à l’étude de nos relations intimes et collectives avec le monde vivant.