Arts, écologies, transitions

Le projet a pour propos de constituer un réseau international de chercheurs et d’artistes liés à ce tournant écologique de l’art. Certains seront associés et seront invités pour des journées d’études, colloques, conférences, événements artistiques… ; l’art vivant étant au centre du projet, le projet laisse la place aux recherches-créations. Les deux premières années se sont penchées sur quelques thématiques fortes : notions de paysage, environnement, situations, milieu … ; éthique du son ; promenades sonores et chorégraphiques ; geste critique et handicap ; les pionniers ; perception sonore animale et bio-éco-acoustique ; arts, communs et décroissance. Le projet connaît maintenant une phase de restitution par la production d’un abécédaire bilingue (français-anglais) — construisant une référence commune — issu de ce travail de réflexion et de création. Ce texte sera accompagné d’une documentation multimédia importante valorisant l’ensemble du projet.

Ce projet propose d’examiner le tournant écologique des arts. Il souhaite interroger la démarche d’artistes et de théoriciens actuels qui, à l’écoute de questionnements découlant des crises écologique, économique ou sociale ainsi que de la crise des représentations, sont à la recherche de nouvelles formes de création et de pensée artistiques. Pratiques de transition, ces nouvelles formes (performances interagissant avec l’environnement, promenades sonores ou artistiques, réalisations associant des performers handicapés…) explorent la relation au milieu ainsi que les contiguïtés avec les expériences de la vie quotidienne ou encore les actions citoyennes.

Elles naissent du déplacement de la notion d’esthétique vers l’aisthésis, la sensation, la perception, ainsi que d’une réflexion sur la dimension éthique de l’art. Si la démarche environnementaliste peut constituer le moteur de ces recherches artistiques, théoriques et parfois militantes, les relations à la société ainsi qu’à la subjectivation leur sont aussi importantes : le projet adoptera une perspective guattarienne pour évoquer tout autant les écologies sociale et mentale que celle environnementale.

Équipe :
 
Yann Aucompte
Roberto Barbanti
Marie Bardet
Joanne Clavel
Agostino Di Scipio
Antoine Freychet
Alice Gervais-Ragu
Isabelle Ginot
Ulysse Del Ghingaro
Gala Hernández
Guillaume Loizillon
Kostas Paparrigopoulos
Julie Perrin
Carmen Pardo Salgado
Matthieu Saladin
Makis Solomos
Cécile Sorin
Lorraine Verner
 
 
Le projet bénéficie de l’aide de l’Ecole universitaire de recherche Artec